Isabelle Schillig, naturopathe

Isabelle Schillig a débuté son activité de thérapeute en mai 2006. Isabelle Schillig exerce en profession libérale à mi-temps dans un cabinet se trouvant dans un magasin Biologique. Elle consacre son autre mi-temps à une activité, dans ce même magasin, où elle donne des conseils dans le domaine de la cosmétique Bio, des compléments alimentaires, des écoproduits…. Rencontre avec une jeune femme dynamique.

 

Quel est votre parcours professionnel ?

Après avoir travaillé dans la restauration gastronomique, j’ai fait du volontariat dans le domaine de l’alimentation Biologique en Australie et en Nouvelle Zélande.
Je me suis formée aux massages Thaïlandais, dans 2 écoles à Chiang Mai (Thaïlande), Il s’agit d’une technique de relaxation habillée que je pratique et que je propose à ma clientèle.
A mon retour en France, j’ai suivi la formation de 4 ans de naturopathie dans l’école de Daniel Kieffer (Cenatho). J’ai été reçue à l’examen avec les honneurs.
Aujourd’hui, je suis praticienne de santé, naturopathe à Toulouse au sein d’un magasin Biologique, Grandeur Nature. J’ai encadré un stage des élèves du Cenatho. J’ai également organisé en 2007, des ateliers sur l’alimentation saine d’un point de vue théorique et pratique (que je n’ai pas reconduit cette année car je suis devenu Maman fin 2007).

Comment vous est venue l’envie de devenir naturopathe et en quoi consiste ce métier?

Après toutes les rencontres que j’ai faits lors de mes voyages à l’étranger, je n’avais plus envie de travailler dans l’hôtellerie. J’avais d’autres ambitions plus orientées vers les choses naturelles au quotidien (alimentation, utilisations de plantes et de remèdes de grand-mère).

Un naturopathe est un éducateur de santé, il donne des conseils d’hygiène de vie : aide les gens à mettre en place une alimentation adaptée à leurs besoins et à améliorer leur quotidien par des méthodes naturelles (plantes, respiration, compléments alimentaire, relaxation…)

Comment se déroule une séance ?

Personnellement, je reçois les gens sur 2 rendez-vous.

Lors de la première visite on parle de l’alimentation. Selon la problématique de la personne on parlera des associations alimentaires, des aliments à éviter et comment les remplacer et surtout comprendre le pourquoi de certains changements souhaitables. Pour ce rendez vous, je demande à la personne de me noter ce qu’elle mange aux 3 repas de la journée sur 3 jours, pour ainsi avoir un aperçu de son alimentation.

Lors de la deuxième visite, on va pouvoir aller un peu plus dans les détails et essayer de rechercher la cause du problème de la personne. J’utilise l’iridologie pour mieux cerner le terrain de la personne, c’est à dire ses sensibilités. Je prends le temps d’expliquer et  conseiller un programme d’hygiène vital (alimentation suite, exercice physique, hydrothérapie, outils de développement personnel et compléments alimentaires).

A la fin de ces 2 séances la personne aura reçu des conseils sur son alimentation, ses sensibilités et continuera à connaitre un peu mieux son organisme.

Pour information, le prix d’une séance est de 50 euros ou un forfait à 135 euros pour 3 visites.

Quel est votre type de clientèle et pour quels types de maux viennent-ils ?

Ma clientèle va des bébés aux personnes âgées.

Les motifs de consultations sont très variés, on pourrait citer par exemple des maux chroniques : allergie, rhumatisme, problèmes digestifs, eczéma, insomnie, stress,… D’autres personnes viennent me consulter pour : perdre du poids, pour des moments de la vie bien particuliers (grossesse, ménopause, adolescence…)

Selon vous, quelles sont les compétences nécessaires pour exercer ce métier ?

Je pense qu’il faut savoir être à l’écoute, pouvoir s’adapter au tempérament et au mode de vie de chacun, ce qui demande de la souplesse dans les conseils à donner.

Pour moi, il est important que les personnes comprennent ce qui ne va pas pour savoir rebondir, il faut être un bon éducateur, un coach en quelque sorte.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaiterait se lancer dans ce métier ?

De bien se renseigner sur les écoles, comme en France il n’y a pas de juridiction sur cette profession. Il y a des écoles qui se prétendent former des gens à ce métier en 1 mois. Une formation certifiante et sérieuse devrait au moins contenir 1200h de cours (c’est ce qui se fait actuellement dans certaines écoles).

Vous pratiquez également la Relaxation Thaïlandaise et l’iridologie, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

La relaxation Thaïlandaise est une technique de détente proche du Shiatsu, considérée en Thaïlande comme un massage. Elle permet de réharmoniser et de rééquilibrer la libre circulation des flux d’énergies (méridiens Thaïlandais, Shens) dans le corps. L’idée est, dans un état de relaxation, de redonner du mouvement au corps et le libérer de ses spasmes. C’est, en quelque sorte, le yoga du paresseux !

L’iridologie, quant à elle, est une technique qui permet, en regardant dans la partie colorée de l’œil (l’iris), de pratiquer un bilan de vitalité et notamment de dépister la ou les prédispositions et sensibilités d’un individu.

Vous avez travaillé dans le domaine de la diététique et de l’alimentation biologique, quel est votre vision du bio en général ?

Pour moi une alimentation contenant le moins de pesticides est meilleure pour le corps et d’autres par les légumes Bio sont plus gouteux que ceux du commerce.
Je tiens également à solliciter ces petits producteurs qui prennent soin de notre terre et de ce qu’on laissera aux générations futures.

Avez-vous ressenti une évolution au sein de votre clientèle ces dernières années ?

Actuellement, je n’ai pas encore suffisamment de recul pour pouvoir constater une évolution due à une mouvance culturelle. Toutefois je sais que le bouche à oreille et mon site internet mon permis de mieux travailler.

Quelles sont vos priorités et objectifs pour les prochaines années ?

Continuer à accompagner les gens vers une hygiène de vie plus respectueuse de leur personnalité. Je risque de faire une petite pause professionnelle d’ici un ou deux ans pour prendre le temps de m’occuper de ma famille.

Un petit mot pour conclure ?

Adopter une hygiène de vie plus saine ce n’est pas un calvaire, c’est une redécouverte de soi-même, il faut juste se l’autoriser et surtout essayer.

Isabelle Schillig, Sensation-bio vous remercie pour le temps précieux que vous avez accepté de nous consacrer.

 

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